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Commission Matière médicale et T. F. Allen partie 1

L’Institut Boiron fut créé en 1985 dans le but de promouvoir une homéopathie de qualité, tant du point de vue de son contenu que de sa diffusion. Plusieurs commissions de travail avaient été mises en place, l’une d’entre elles s’attachant à revisiter la Matière médicale, et tout particulièrement sa fiabilité. Elle eut pour premier animateur le Dr Pierre Joly, au quel succéda en 1986 le Dr Jacques Jouanny.J’ai pris sa suite en 1987 jusqu’à la fin de l’existence de la commission en 2004. Pour faire court, il y eut en gros trois périodes.La première, de 1985 à 1991, fut consacrée à un travail sur la Matière médicale,particulièrement centré sur son histoire et sa fiabilité, c’est ce que nous allons relater.Les deux périodes suivantes ont abouti à la publication de deux ouvrages : « Les Relations médicamenteuses » en 1998 aux éditions Boiron, et le « Mémento homéopathique »en 2OO4 aux éditions du CEDH.La première période donna lieu à trois volumes de « Compte rendu de travaux »publiés par Boiron SA en 1988, 1991 et 1992.Ont participé à ce travail, partiellement ou tout au long de ces 6 années, au rythme de cinq réunions en moyenne par an, les personnes suivantes, qui venaient de toutes les régions de France : Daniel Bellocq,Christine Boiron-Boyer, Marilyn Busser,François Chefdeville, Jean-Marc Cousin,Philippe Desobeau, Joseph Lambert, JeanMerckel, Josette Nouguez, Auguste Perrin,Richard Rodriguez et Hippolyte Thèbes.Chacun, chacune, était chargé de traduire et commenter un « gros » ou plusieurs « petits »médicaments à partir de l’Encyclopédie de T. F. Allen pour la réunion suivante, mais aussi de commenter le travail des autres membres du groupe qui était mis à la disposition de tous par internet. De ce fait, à la rencontre suivante, le travail d’un seul était validé après discussions communes, lui conférant ainsi une meilleure fiabilité. C’est donc un résumé assez succinct de ces 6 années que voici, en espérant que nos résultats et lesréflexions sur la Matière médicale qui endécoulèrent attireront votre intérêt.

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Commission Matière médicale et T. F. Allen partie 3

Nous avons déjà eu l’occasion d’en citer deux qui ont utilement complété l’œuvre de T.F. Allen, et nous en citerons un troisième pour parachever ce travail. - Constantin Hering d’abord, expérimentateur prolifique et fondateur de l’American Institute of Homeopathy, qui mit en œuvre les 10volumes de ses « Guiding Symptoms » parus entre 1880 et 1891 (il n’a connu que le premier volume puisqu’il est décédé en 1880, et ce sont se collaborateurs qui ont terminé le travail dans le même esprit). - Richard Hughes ensuite, qui a contribué à réformer la matière médicale par sa recherche de la fiabilité. Il a publié en 1874 la première édition de « A manual of Pharmacodynamics » où il donne un résumé des médicaments, leurs principales indications (avec citations d’autres auteurs), et souvent une posologie. Notons aussi qu’il a publié en 1884 – 1891 avec J.P. Dake « The Cyclopedia of Drug Pathogenesy » en 4 volumes où il consigne, pour chaque médicament étudié, expérimentateur par expérimentateur, les symptômes observés selon leur ordre d’apparition et de succession, en somme les comptes rendus globaux d’expérimentations. Ainsi, pour un médicament, la matière médicale apparaît dans sa continuité expérimentale, sans le saucissonnage qu’elle a subi ensuite dans les matières médicales synthétiques et didactiques avec le regroupement des symptômes de plusieurs expérimentateurs, appareil par appareil. C’est austère mais instructif, et cela permet également de mieux connaître certains expérimentateurs que l’on y retrouve car ils ont testé de nombreux médicaments. - Henry Clay (HC) Allen ( 1830 – 1909), qui a permis de compléter le travail sur certains médicaments. Diplômé d’homéopathie en 1861, il l’enseigne à partir de 1880 à Chicago et publie de nombreux ouvrages, dont celui que nous avons utilisé, « The Materia Medica of the Nosodes » paru l’année suivant son décès en 1910. Nous y avons relevé les symptômes qu’il a valorisés, mais les critères qui ont prévalu pour cette hiérarchisation ne sont pas précisés. C’est pourquoi nous avons aussi noté les symptômes non valorisés qui présentent un intérêt du fait de leur utilisation courante actuelle.

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Intérêt de l’association homéopathieostéopathie dans le traitement du reflux gastro-oesophagien et des pathologies ORL et/ou pulmonaires récidivantes chez le nourrisson et l’enfant

Les pathologies ORL et pulmonaires sont parmi les pathologies les plus fréquentes chez le nourrisson et l’enfant. De nombreuses études ont montré que presque 80% des enfants qui souffrent de pathologies ORL et/ou pulmonaires récidivantes ont un RGO associé. Le diagnostic de RGO est évident si le nourrisson ou l’enfant présente des signes digestifs (régurgitations fréquentes, vomissements). Dans de nombreux cas (32 % des cas, dans notre série), le diagnostic de RGO reste méconnu car les signes digestifs sont discrets ou absents. Pour améliorer l’état de santé de ces enfants, le traitement du RGO est fortement recommandé. Les nouvelles recommandations des sociétés européenne et nord-américaine de gastroentérologie pédiatrique, hépatologie et nutrition de 2009 concernant les IPP sont : «Les IPP doivent être indiqués seulement dans les cas suivants : oesophagite, pyrosis de l’enfant et de l’adolescent, ou asthme associé à des épisodes de pyrosis (12)».Par ailleurs, les prokinétiques sont inefficaces et présenteraient des effets secondaires non négligeables. Le traitement homéopathique de ces pathologies permet souvent de traiter les épisodes aigus et de prévenir les récidives tout en réduisantle recours à des traitements lourds au long court (antibiotiques, corticoïdes, AINS, prokinétiques, IPP…). En effet la prise en charge en homéopathie est globale : traitement des facteurs immuno-allergiques, psychosomatiques, comportementaux, climatiques. L’ostéopathie va compléter cette prise en charge en traitant le facteur mécanique, facteur qui est hautement incriminé dans la genèse du RGO.

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Jean Mouillet ORL et allergologue Le chemin de l’homéopathie clinique

Il fut notre compagnon de route à l’Institut Boiron puis au CEDH, participant à chacun de nos projets : • pour les Journées de l’Institut Boiron, il était notre référent ORL dans un petit groupe qui se réunissait au dispensaire Hahnemann à Paris. Nous présentions aux JIB (Journées de l’Institut Boiron) des études sur l’homéopathie dans les otites et les angines. • pour les formations du CEDH, dont il contribua à la construction et qu’il anima longtemps en binôme avec Philippe Marijnen, Antoine Demonceaux, Monique Quillard ou moi même, en France et à l’international puis dans le cadre du DU de Reims • il anima de nombreuses réunions de FMC sur l’ORL et l’allergologie • il fut un auteur de notre collection FMC : l’Homéopathie dans la douleur en ORL en 2009 et l’Homéopathie appliquée à l’immunité en 2011. • enfin il fut un membre éminent et fidèle de la SRH (Société rémoise d’homéopathie). Les enseignants du CEDH et tous les élèves de notre école auraient beaucoup de souvenirs et d’anecdotes à raconter sur cet ami fidèle, discret, attentif, dont la voix grave et posée se mariait si bien avec sa moustache à la Jean Ferrat. Pour ma part, je garde en mémoire quantité d’images où se mêlent celles de l’ami et compagnon d’aventure et celles du confrère compétent dont la fréquentation ne laissait jamais indifférent. Mais, par-dessus tout, il reste les écrits et son enseignement à relire pour les anciens et à découvrir pour les plus jeunes. C’est pourquoi même si notre revue du CEDH n’est pas le lieu habituel des notices ou hommages nécrologiques, une fois ne sera pas coutume, je souhaitais revenir sur deux points importants dans les apports fondamentaux de Jean Mouillet au travail et aux valeurs du CEDH et de l’enseignement de l’homéopathie clinique : la place du spécialiste dans l’homéopathie et la définition de l’homéopathie clinique.

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Fiabilité de la matière médicale homéopathique et «Matière médicale pratique »

Pourquoi s’intéresser à la fiabilité de la Matière Médicale Homéopathique (MMH, dans la suite du texte) ? Oui, pourquoi, alors qu’il paraît si facile de se référer à une matière médicale (MM) pour traiter nos patients ? Une MM ? Mais laquelle ? Il en existe des dizaines, en diverses langues, de contenus parfois divers. La MMH étant notre outil de travail de base pour appliquer le principe de similitude, il faut bien faire un choix, souvent dicté, il est vrai, par l’Ecole d’homéopathie qui nous a formés. Au CEDH, nous utilisons surtout le livre Pharmacologie et Matière Médicale Homéopathique de Denis Demarque, Jacques Jouanny, Bernard Poitevin et Yves S aint-Jean, qui a bénéficié d’un important travail de synthèse des médicaments, avec une présentation claire des indications (en tant que telles, et non hypothétiques, sauf en de rares cas). Sa bibliographie comporte près de 40 ouvrages, de S. Hahnemann à T.F. Allen et C. Hering et à d’autres auteurs, et se réfère aux travaux de la Commission Fiabilité de la Matière Médicale de l’Institut Boiron dirigée initialement par J. Jouanny, puis par moi-même. Il est à noter aussi que, « pour ce qui concerne le rôle de l’action thérapeutique, ont été systématiquement rejetés les symptômes qu’aucun des auteurs n’a eu l’occasion de vérifier au cours de décennies d’exercice pratique de la médecine générale à dominante homéopathique ». C’est ce même principe que notre commission avait appliqué, associé à la recherche historique de la fiabilité de la MM.

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Tuberculinum

T uberculinum est un biothérapique, anciennement nommé TK. La souche actuelle est préparée à partir de la tuberculine brute de l’Institut Pasteur (cultures de Mycobacterium tuberculosis humaine et bovine). Utilisée depuis le XIXe siècle, la souche avarié au cours du temps :

- Au départ, elle était préparée à partir de crachats de tuberculeux ou d’un abcès pulmonaire en 1879 par Samuel Swan, un homéopathe américain.


- En 1890, Burnett, un homéopathe anglais, utilise un broyat de poumon de tuberculeux et publie une

« pathogénésie ». La souche est alors nommée Bacillinum.

- Puis Kent utilise une préparation de Boericke et Tafel à partir d’un ganglion tuberculeux de bovin, c’est le Tuberculinum bovinum.

Il existe d’autres tuberculines :

- Aviaire, tuberculine préparée à partir d’un poumon tuberculeux d’oiseau par Cartier. Ses indications sont assez limitées aux pathologies ORL et bronchiques à répétition, voire à l’asthme, chez l’enfant et l’adulte jeune.

- Tuberculinum residuum (T.R.), préparé par centrifugation solution glycérinée renfermant des principes insolubles dans l’eau, dont les indications sont très différentes : essentiellement dans les phénomènes de sclérose en rhumatologie et dermatologie.

- D’autres tuberculines ne sont plus dans la nomenclature des médicaments homéopathiques : Marmorek, sérum de cheval vacciné avec filtrat de cultures jeunes, Denys, qui est un bouillon de culture de BK filtré, Spengler, sang total de lapin immunisé à l’aide de culture de BK et Bacillinum testium, préparé à partir d’orchite tuberculeuse. Pour être exhaustif, il faut aussi citer VAB, biothérapique préparé à partir du BCG et dont les indications sont limitées aux sujets qui « réagissent mal » au BCG : bécégites,  vulnérabilité aux infections  après BCG. Il est en général associé à d’autres médicaments du mode réactionnel tuberculinique (Natrum

muriaticum), sycotique (Thuya occidentalis), ou psoro-sycotique (Silicea).












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les troubles anxieux et les troubles du sommeil

La découverte des benzodiazépines fut, en son temps, une révolution thérapeutique dans le traitement de l’anxiété et des troubles du sommeil. Il ne fallut, hélas, pas longtemps pour s’apercevoir que c’était au prix d’effets secondaires non négligeables, voire extrêmement handicapants, telle l’anxiété rebond et l’insomnie rebond en cas de sevrage brutal, et ce, parfois, selon la molécule, après des traitements de très courte durée. Quel médecin n’a jamais eu dans sa patientèle des cas de dépendance aux anxiolytiques ou aux hypnotiques ? Dans ce contexte de demande d’aide au sevrage, motif de consultation fréquent chez un médecin homéopathe, la réponse homéopathique va permettre une prise en charge globale, holistique, d’une part de la problématique anxieuse en la replaçant dans son contexte d’apparition et dans l’histoire du patient, d’autre part des conséquences de cette problématique anxieuse, et notamment les troubles du sommeil. Enfin, en raison de l’absence d’iatrogénicité des doses infinitésimales, cette thérapeutique ne nécessite pas d’adaptation de posologie en fonction du poids, de l’âge ou ne présente pas de contre-indication comme chez une femme enceinte par exemple. Après avoir déterminé les circonstances d’apparition et l’ancienneté des troubles anxieux ou du sommeil, le médecin homéopathe va proposer un traitement individualisé prenant en compte les changements dans « la façon de sentir et d’agir » du patient depuis l’événement causal. Il sera alors possible de prendre en charge aussi bien de simples états anxieux que de l’anxiété généralisée ou même des attaques de panique. Concernant le sommeil, la réponse thérapeutique sera totalement différente selon qu’il s’agit d’insomnies d’endormissement, de réveils nocturnes ou de réveils précoces. Chez l’enfant, les circonstances habituelles de troubles du sommeil (angoisses de séparation, terreurs nocturnes, somnambulisme, douleurs dentaires ou toute autre cause douloureuse) trouveront chaque fois une réponse adaptée. Enfin, il va de soi que la thérapeutique homéopathique répond pleinement aux objectifs de maîtrise des coûts réclamée par l’assurance maladie et la tutelle.

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Polymédication de la personne âgée et substitution homéopathique

L’âge avancé est d’actualité ! Nous faisons partie, nous les Européens et encore plus si nous sommes français, d’une population concernée par la longévité (l’âge moyen de survenue du décès en France étant actuellement de 81,46 ans contre 79,76 en Europe). Les raisons de ce gain de vie sont évidemment multiples et tiennent notamment à nos conditions socio-économiques et à la qualité des soins prodigués dans nos régions. Nos patients âgés sont de mieux en mieux pris en charge sur le plan cardio-vasculaire, digestif, cognitif (même si le traitement de la maladie d’Alzheimer est encore ignoré), infectieux, rénal, rhumatologique et même psychologique… La politique de dépistage des cancers du sein, du côlon, de la prostate porte indéniablement ses fruits. L’un des soucis de cette prise en charge multidisciplinaire est cependant le risque inflationniste car si à partir d’un certain âge les pathologies s’accumulent, les traitements notamment symptomatiques se multiplient et nous voyons arriver dans nos cabinets des patients lestés certes de maux divers et variés mais aussi d’ordonnances comportant des dizaines de médicaments posant le problème de leur utilité réelle et du danger potentiel de leur interaction. Beaucoup de personnes âgées s’inquiètent de cette abondance de médicaments qui de plus favorise les oublis ou une mauvaise observance. Fréquemment, les gériatres nous mettent en garde contre les prescriptions non justifiées et nous demandent de réévaluer la bonne indication des spécialités prescrites. Est-il toujours indispensable de réguler la tension artérielle en dessous de 14/90 après 80 ans et n’exposons-nous pas nos patients par excès de zèle au risque de l’hypotension ? La baisse des chiffres du cholestérol doit-elle être si systématique ? Les benzodiazépines et les somnifères dont on connaît les effets délétères sur la mémoire et sur le tonus psychomoteur, sans parler des réactions paradoxales (agitation, cauchemars), doivent-ils être encore proposés aux personnes très âgées ? Sans vouloir systématiquement remettre en question le traitement des pathologies lourdes et irréversibles dont souffrent beaucoup de nos patients âgés, il est tout à fait souhaitable et recommandé de trouver des solutions plus douces et « naturelles » aux divers inconforts dont ils se plaignent et qui sont inhérents à un vieillissement « normal ». Cette contribution a pour objectif de montrer au moyen d’exemples cliniques l’intérêt de l’homéopathie dans différentes pathologies courantes de la personne âgée telles que l’arthrose, les infections urinaires à répétition, l’ostéoporose, l’HTA et l’insomnie qui peut parfaitement s’associer au traitement classique et est capable de soulager sans nuire.

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Parler d’homéopathie de façon à ce que l’on vous écoute

Pourquoi ? Les Rencontres Internationales du CEDH célébrées à Barcelone les 6 et 7 octobre 2017 ont présenté une conférence intitulée « Comment communiquer sur l’homéopathie ». C’est une habileté qui est devenue presque indispensable à avoir, si l’on prend en compte le contexte actuel qui est plein d’information (et de désinformation) concernant les thérapies non conventionnelles et en particulier l’homéopathie.

Nous aimons l’homéopathie, elle nous donne de la joie tous les jours dans notre cabinet. Nous aimons parler d’elle, et nous le faisons bien car nous avons beaucoup étudié, certains d’entre nous sont même enseignants. Nous aimons l’homéopathie et remettre à leur place ceux qui la critiquent sans raison et sans connaissances.

Seulement, cette attitude n’est pas celle dont l’homéopathie a besoin pour grandir en crédibilité et en volume. Arriver à mobiliser la volonté d’autrui pour la rallier à notre opinion passe rarement par le fait de la gagner. Et ni l’un, ni l’autre ne passent par le fait d’avoir beaucoup de connaissances (haute dose) mais plutôt par le fait de savoir comment transmettre les messages importants de manière rapide et «physiologique », c’est-à-dire de manière à provoquer une perturbation minime chez notre interlocuteur. Doses un peu plus… homéopathiques ?

Peut-être que tout le monde n’a pas besoin de lire cet article. C’est pourquoi je propose de faire un jeu qui comporte deux questions que peut nous poser un patient (ou un journaliste) et ceux qui pourront y répondre correctement n’auront pas besoin de continuer à lire.

La première : «Qu’est-ce que l’homéopathie?» Prenez deux minutes pour élaborer votre réponse. Si vous avez mentionné la similitude, les dilutions infinitésimales ou si cela vous a pris plus d’une minute, vous vous êtes décidé pour la complexité et la nature académique de votre explication quand vous auriez pu dire quelque chose qui soit plus important et plus émouvant pour le patient (ou n’importe quel autre interlocuteur).

La seconde : « Comment fonctionne l’homéopathie ? » S’il vous plaît, faites une réponse avec des mots et pas seulement avec des idées. Et si vous avez mis deux secondes ou plus pour commencer une réponse catégorique ou si la réponse contient le mot « non », vous venez alors de perdre une grande partie de votre crédibilité en tant que professionnel.

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Le traitement de la douleur aiguë

La douleur aiguë est un symptôme très fréquent en service d’urgence ; plus de 80 % des patients consultant aux urgences se plaignent d’une symptomatologie douloureuse (1,2). Chez l’enfant, la douleur reste souvent mal connue et mal reconnue, peu étudiée, sous-estimée et donc insuffisamment traitée (3-7) (voir encadré p. 12). Sa prise en charge acquiert actuellement un intérêt de plus en plus important : elle a été retenue en France comme l’une des quatre priorités nationales du programme gouvernemental de lutte contre la douleur (2006-2010) (8). L’absence de cette prise en charge peut aboutir à des conséquences graves : risque de comportement phobique chez l’enfant à l’égard des soins, des médecins, du monde hospitalier, avec anxiété, troubles du sommeil (cauchemars et terreurs nocturnes), troubles de l’alimentation (perte d’appétit), agressivité envers l’autorité, apathie (9). La prise en charge de la douleur en pédiatrie est basée sur différentes méthodes thérapeutiques. L’homéopathie, médecine alternative et complémentaire, actuellement très répandue dans le monde (10,11), est fréquemment utilisée chez l’enfant (12,13) et peut être, contrairement à d’autres outils thérapeutiques agressifs pour l’enfant, tels que l’acupuncture ou parfois même l’allopathie (injection ou perfusion des antalgiques), la mieux adaptée à ce terrain fragile dans le traitement de la douleur aiguë. L’absence d’études s’intéressant à l’apport de l’homéopathie dans cette prise en charge en pédiatrie (évaluation et traitement), en particulier en Tunisie, nous a encouragés à mener ce travail. L’objectif de notre étude était donc d’apprécier l’apport de l’homéopathie dans le traitement de la douleur aiguë chez le nourrisson et le jeune enfant.

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La conscience du vieillissement

Un des intérêts de la médecine homéopathique est de faire de la prévention afin d’anticiper le vieillissement inexorable de nos patients. Les interrogations que ces derniers se posent, entre 55 et 70 ans et lorsqu’ils sont en bonne santé, méritent notre attention, puisque nos traitements viseront à éviter ou retarder leurs pathologies à venir. L’éclairage que l’on apportera sur chacun des médicaments homéopathiques indiqués pour cette tranche d’âge permettra, lors de leur prescription selon la loi de similitude, d’anticiper et de soigner les premières manifestations du vieillissement. Chaque profil de patient (type sensible) présente des fragilités physiques, un comportement émotionnel particulier et des schémas de pensées qui font l’unité du médicament. Nous sommes d’autant plus sollicités, que rester jeune et en bonne santé devient une obligation véhiculée par notre société de consommation. Il n’y a plus la sage fatalité qu’avaient nos pères. Cette époque délicate de la vie demande de grandes capacités d’adaptation. C’est le moment de la pré-retraite ou de la retraite qui, même si elle a été bien préparée, est mal vécue. C’est aussi la période de la ménopause et de l’andropause, étape physiologique qui nécessite une acceptation positive du changement. Externalisé à soi pendant toute sa vie active, l’individu doit alors s’internaliser pour découvrir sa créativité intérieure et personnelle. En fonction des premiers symptômes, subjectifs ou objectifs, exprimés par le patient ou découverts lors de l’interrogatoire et de l’examen clinique, on retrouve les grands médicaments de notre matière médicale qui ont des sites d’action agissant sur la sclérose physique et psychique, l’inflammation chronique et la dégénérescence.

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Polymédication de la personne âgée et substitution homéopathique

L’âge avancé est d’actualité ! Nousfaisons partie, nous les européens et encore plus si nous sommes français, d’une population concernée par la longévité (l’âge moyen de survenue du décès en France étant actuellement de 81,46 ans contre 79,76 en Europe). Les raisons de ce gain de vie sont évidemment multiples et tiennent notamment à nos conditions
socio-économiques et à la qualité des soins prodigués dans nos régions. Nos patients âgés sont de mieux en mieux pris en charge sur le plan cardio-vasculaire, digestif, cognitif (même si le traitement de la maladie d’Alzheimer est encore ignoré), infectieux, rénal, rhumatologique et même psychologique… La politique de dépistage des cancers du sein,
du colon et de la prostate porte indéniablement ses fruits. Un des soucis de cette prise en charge multidisciplinaire est cependant le risque inflationniste car si à partir d’un certain âge les pathologies s’accumulent, les traitements notamment symptomatiques se multiplient et nous voyons arriver dans nos cabinets des patients lestés certes de maux divers et variés, mais aussi d’ordonnances comportant des dizaines de médicaments posant le problème de leur utilité réelle et du danger potentiel de leur interaction. Beaucoup de personnes âgées s’inquiètent de cette abondance de médicaments qui, de plus favorise, les oublis ou une mauvaise observance. Fréquemment, les gériatres nous mettent en garde contre les prescriptions non justifiées et nous demandent de réévaluer la bonne indication des spécialités prescrites. Est-il toujours indispensable de réguler la tension artérielle en dessous de 14/90 après 80 ans et n’exposons nous pas nos patients par excès de zèle au risque de l’hypotension? La baisse des chiffres du cholestérol doit-elle être si systématique? Les benzodiazépines et les somnifères dont on connait les effets délétères sur la mémoire et sur le tonus psychomoteur, sans parler des réactions paradoxales (agitation, cauchemars), doivent-ils être encore proposés aux personnes très âgées? Sans vouloir systématiquement remettre en question le traitement des pathologies lourdes et irréversibles dont souffrent beaucoup de nos patients âgés, il est tout à fait souhaitable et recommandé de trouver des solutions plus douces et « naturelles » aux divers inconforts dont ils se plaignent et qui sont inhérents à un vieillissement « normal ». Cette contribution a pour objectif de montrer au moyen d’exemples cliniques l’intérêt de l’homéopathie dans différentes pathologies courantes de la personne âgée telles que l’arthrose, les infections urinaires à répétition, l’ostéoporose, l’HTA et l’insomnie pouvant parfaitement s’associer au traitement classique et capable de soulager sans nuire.

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Troubles neuro-psychiatriques de la personne âgée

La thérapeutique homéopathique peut, dans de nombreux cas, améliorer le comportement des personnes âgées en institution. Si la fréquence de la plupart des maladies s’accroît avec l’âge, c’est tout particulièrement vrai pour les atteintes neuropsychiatriques. 85 % des personnes âgées vivant en maison de retraite, foyer-logement ou unité de soins de longue durée souffrent d’atteintes neurologiques ou psychiatriques, un taux qui s’élève à 97 %chez les patients d’unité de soins de longue durée (USLD) (Etude DREES 2003). À l’intérieur de ce groupe d’affections, trois pathologies sont particulièrement présentes :les états dépressifs, le syndrome démentiel et les troubles du comportement.Les états dépressifs concernent un tiers des personnes âgées vivant en institution. Soit un résultat qui témoigne, à la fois, de la prévalence de cette pathologie et de son meilleur repérage, alors qu’elle est habituellement sous-diagnostiquée chez les personnes âgées.Les pathologies démentielles (maladies d’Alzheimer et apparentées) touchent aussi un tiers des personnes vivant en institution. Mais la fréquence du syndrome démentiel est très différente selon le type d’établissement : 56 % des patients d’USLD en sont atteints,contre 35 % des résidents de maison de retraite et 13 % de ceux habitant en foyer logement.L’importance de ces maladies neurodégérénatives augmente, évidemment, très sensiblement avec l’âge : 28 % des personnes âgées de 70 à 79 ans sont concernées, 34 %des 80-89 ans et 39 % au-delà.Enfin, près de 28 % des personnes vivant en institution sont victimes de troubles du comportement.Ceux-ci sont représentés par l’agitation, l’agressivité, les cris et écholalie, l’opposition, les troubles du sommeil. Ces perturbations du comportement sont souvent associées à une anxiété importante.

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Corpus callosum (corps calleux)

Corpus callosum (CC)Le Corps calleux (Corpus callosum - CC) est la plus grande et la plus importante commissure du cerveau qui assure le transfert d’informations entre les deux hémisphères. L’utilisation de cette préparation organique en homéopathie n’est actuellement que marginale. Je l’ai utilisée pour la première fois au cours du traitement d’un tic chez l’enfant avec l’agénésie du corps calleux. L’effet rapide de ce traitement a suscité mes réflexions sur d’autres utilisations de cette préparation, c’est-à-dire dans les cas où on peut supposer le blocage fonctionnel du CC. J’ai donc appliqué le principe d’organothérapie –« le même médicament pour la même pathologie »et je suis partie de la supposition que renforcer cette structure anatomique pourrait « ouvrir la voie » aux autres médicaments homéopathiques établis d’après le principe de similitude.J’ai communiqué mes premiers résultats à mes confrères lors de la Rencontre des homéopathes du printemps en 2012 et nous y avons conçu l’idée de tester les effets de cette préparation. Nous avons donc lancé le projet d’expérimentation dans la pratique clinique des intervenants et membres de notre Association de médecins homéopathes.Même s’il ne s’agissait pas de définition stricte de cette étude, mais du partage spontané de nos résultats et observations de nos pratiques, j’aimerais bien les présenter aux confrères du CEDH international pour qu’ils prêtent un peu plus d’attention à ce médicament homéopathique peu connu.

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