Les jours raccourcissent, les températures chutent, et avec eux reviennent les mêmes motifs de consultation : rhinopharyngites qui s'enchaînent, bronchiolites du nourrisson, grippes qui immobilisent toute une famille, baisse de moral liée au manque de lumière.
Contrairement à l'été, où les risques sont ponctuels et localisés, la période hivernale s'installe dans la durée : d'octobre à mars, ce sont près de six mois pendant lesquels l'organisme de vos patients est mis à l'épreuve en continu. Ici, la prévention se construit sur toute la saison.
Cet espace a été conçu pour vous permettre d'anticiper et de disposer des outils nécessaires à une prise en charge sereine de la saison hivernale. Protocoles, ressources et formations dédiées : tout ce dont vous avez besoin pour traverser l'hiver aux côtés de vos patients.
Parce qu'un professionnel de santé bien équipé, c'est un patient bien protégé.

Influenzinum est un médicament homéopathique utilisable tout au long de la saison hivernale, en prévention ou en accompagnement des infections virales hivernales. Il peut être prescrit seul ou en association avec d'autres médicaments. Découvrez sa fiche d'indication thérapeutique ci-dessous.

Pour voir la fiche d'indication thérapeutique et prendre une longueur d'avance sur la saison, cliquez ici.
Chaque année, les mêmes idées reçues reviennent en salle d'attente. L'occasion de faire le point, en toute simplicité, sur ce qui relève du mythe et ce qui tient réellement debout.
Faux. Un rhume est causé par un virus, pas par le froid en lui-même. En revanche, le froid peut fragiliser les muqueuses nasales et faciliter l'installation du virus : mieux vaut donc tout de même éviter de sortir cheveux mouillés en hiver, par précaution.
Faux. La grande majorité des rhinopharyngites, otites et bronchites de l'hiver sont d'origine virale. Les antibiotiques n'ont alors aucun effet et ne font que renforcer les résistances bactériennes.
Vrai et faux. Se couvrir limite la déperdition de chaleur et le stress pour l'organisme, mais ne protège pas directement contre les virus, qui se transmettent par contact et voie aérienne.
Faux. Pour de nombreux virus hivernaux (grippe, Covid-19...), la contagiosité débute environ 24 heures avant l'apparition des premiers symptômes — un point clé à rappeler à vos patients pour limiter la transmission. Les gestes barrières restent le meilleur réflexe à adopter en toute saison : porter un masque dès les premiers symptômes (toux, fièvre, nez qui coule), se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon, ou à défaut avec un gel hydroalcoolique contenant au moins 60 % d'alcool, et aérer chaque pièce le plus souvent possible. En complément, d'autres mesures simples au quotidien permettent de limiter encore la diffusion des virus, notamment lorsqu'on est soi-même malade.
Pour aller plus loin sur les recommandations en vigueur, retrouvez les ressources de Santé publique France.
Chez les patients les plus fragiles — nourrissons, personnes âgées, patients immunodéprimés — une pathologie hivernale en apparence banale peut évoluer différemment. Voici 5 signaux d'alerte à surveiller :
Une respiration plus rapide ou plus difficile, associée à des troubles de l'alimentation, doit alerter en période de bronchiolite.
Après une première amélioration, une fièvre qui remonte peut signaler une surinfection, en particulier chez les patients fragiles.
Au-delà d'une simple rhinopharyngite, l'association toux et gêne respiratoire mérite une attention particulière chez les patients à risque.
Qu'il s'agisse d'une otalgie ou d'un autre symptôme hivernal, une absence d'amélioration doit faire reconsidérer la situation.
Chez la personne âgée ou immunodéprimée, un état général qui se dégrade peut être le seul signe visible d'une infection hivernale.
Une vigilance particulière reste de mise chez les nourrissons de moins de 3 mois, les personnes âgées polypathologiques et les patients immunodéprimés.
1,17M
Consultations de médecine de ville attribuables à la grippe
(2025-2026)
4 M
Consultations pour infections respiratoires aiguës en médecine de ville de septembre 2025 à avril 2026
28 300
hospitalisations après passage aux urgences pour grippe ou syndrome grippal
1) 2) 3) https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-04/bullnat_ira_20260415_VF.pdf
Mis à jour le 04/09/2026